La prémisse de notre propos est la suivante: «Si les entreprises de FinTech québécoises ont une jugeote stratégique, elles auront un énorme succès dès 2017. » Cette affirmation est basée sur trois facteurs essentiels:

Ce premier facteur s’appelle Justin Trudeau, notre premier ministre, mondialement reconnu pour présenter notre pays comme étant ouvert au commerce mondial. Le gouvernement Trudeau prévoit assouplir certaines règles afin de favoriser les investissements étrangers au Canada.

Rappelons, entre autres, le voyage effectué fin 2016 par le premier ministre, voyage au cours duquel il a régulièrement répété le message que le Canada est grand ouvert aux affaires.  Cela contrastait avec le gouvernement de Stephen Harper qui avait bloqué certains projets d’investissements (comme l’achat d’actifs de sociétés canadiennes) venant d’Asie. Le gouvernement actuel veut faire comprendre que le Canada est maintenant un pays offrant d’excellents retours sur investissement.

Deuxièmement, il y a une multitude d’entreprises internationales ayant de grandes liquidités nettes et de nombreuses sociétés d’investissements prêtes à travailler avec de nouveaux entrepreneurs de tous horizons, incluant les FinTechs. Pensons à de nombreux fonds souverains (Wealth Funds), des sociétés d’investissements privés (Private Equity Firms) et des institutions financières venant des quatre coins du monde (entre autres É.-U.,  Royaume-Uni, Allemagne et France, du Moyen-Orient et de l’Asie) qui sont prêts à investir dans les technologies canadiennes.

Le troisième facteur est politique. En ce moment, le commerce mondial impliquant les États-Unis d’Amérique est dans une phase trouble. Depuis janvier 2017, les relations commerciales Chine-USA sont au point mort suite aux déclarations publiques de la nouvelle administration américaine face au géant asiatique. Le Canada ne doit pas attendre que les deux plus grandes économies mondiales règlent leurs différends avant d’agir.

Au contraire: Il s’agit d’une excellente occasion pour que les entreprises canadiennes se positionnent sur ces marchés. Nous pensons entre autres aux FinTechs québécoises qui pourront se positionner immédiatement sur les marchés asiatiques et de l’Asie-Pacifique et développer des liens bilatéraux dans cette région.

Il est inutile de prendre position pour l’un ou pour l’autre dans cette guerre commerciale: il faut profiter de l’occasion pour se démarquer, en montrant que le Canada est un pays stable et fiable dans le cadre des échanges commerciaux Asie-Pacifique auxquels le Canada a adhéré. Les FinTechs québécoises doivent tirer avantage de la bonne réputation que le Canada est en train de mettre en place.

En janvier dernier, nous avons assisté au 10e  Asian Financial Forum (AFF) à Hong Kong (nous faisions partie d’une délégation comptant plus de 60 délégués canadiens). Pendant deux jours, plus de 3000 experts financiers, entrepreneurs et représentants de nombreux pays y ont convergé afin d’écouter et d’échanger avec de nombreux experts mondiaux, de tisser des liens et de conclure des ententes commerciales.  Nous en avons profité pour participer au  FinTech O2O International FinTech Pitch Evening, un Cyberport  tenu également à Hong-Kong.

Les FinTechs étaient sur toutes les lèvres des participants à l’AFF, où le Canada a une excellente réputation dans la communauté d’affaires de Hong-Kong, incluant le monde des FinTechs d’ici. Toute cette visibilité positive est largement favorable aux FinTechs canadiennes et elle permet aussi aux entreprises québécoises de ce secteur qui ont un grand besoin de cette visibilité internationale, là où ça compte, en toute honnêteté, les entreprises québécoises ne peuvent se permettre de manque le train.

Tout le monde sait que l’économie québécoise a été très léthargique au cours de trop nombreuses années: Chômage élevé, croissance faible et une fuite de cerveaux qui, ensemble, ont miné l’économie et le dynamisme du Québec.

De trop nombreuses entreprises ont quitté le Québec ou, pire encore, ont tout simplement fermé leurs portes, créant une situation anémique au niveau économique. De surcroît, il en résulte que le nombre d’entreprises de services a nettement baissé, réduisant le nombre de clients pour les entreprises comme les FinTechs. Pour connaître du succès, les entreprises québécoises en FinTech doivent développer une stratégie de développement hors-frontières vers les nouveaux marchés, profitant de l’ouverture du Canada envers les investissements vers et de l’étranger. Il faut se rappeler que les rapprochements entre le Canada et l’Asie se développent rapidement.

 

Le succès des FinTechs québécoises passe impérativement par trois éléments fondamentaux, soit:

«Penser globalement» (Think Globally);

Garder une longueur d’avance (Stay Ahead Of The Curve);

Adopter une stratégie dynamique.

 

 

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